free space in my mind

tranche de rimes

descente aux enfers par la rue

le 14/12/2007 à 07h53
J'ai lu sur un blog le malaise qu'éprouvait une personne fasse à notre société et à ce qu'elle engendrait. Evidement ça n'a pas le même ton que l'article précédant, mais c'est aussi ça, chez moi.
Juste parce que le froid est là, juste parce qu'il ne faut pas oublier que ça n'arrive pas qu'aux autres.


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Il eut fallu que peu de courage pour m’exclure de votre monde

J’étais là, je ne gênais personne, je travaillais, ne faisait de bruit

Pourtant il y eu au courrier, ce morceau de papier immonde

Qui portait les traces d’une future déchéance qui à l’horizon luit

 

L’enchaînement systématique des évènements qui font loi

Tu es parti, emportant avec toi, la force que j’avais mis en notre amour

Notre enfant grandit, loin de moi, tu l’avais emporté avec toi

Seul je restais, mes idées mortes, avec mes bras trop courts

 

Même mes murs je les ai perdus, tandis que le trottoir m’appelait

Etre parmi tout ces gens qui courent sans se retourner, j’allais y être

Eux vont vite, et moi comme les miens d’aujourd’hui sommes laids

Statiques comme peuvent l’être le froid qui s’abat sur nos lettres

 

Nos mots écrits ça et là, sur tes petits bouts de cartons, sur l’asphalte

Réclamant le petit geste qui apportera le réconfort qu’il nous faut

La charité, s’il vous plait que nous puissions faire un semblant de halte

Sur le chemin de la faim, du froid, sur celui qui fait que s’envolent nos défauts

 

Défauts, quels défauts ? de quoi sommes-nous coupables ? devons nous tout supporter ?

La déchéance, l’isolement, le regard de nos contemporains et notre vie

J’aimerais tant revenir à hier, pour pouvoir juste avant la chute, bifurquer

Qu’il est difficile de se souvenir de ce que je fus et voir ce que je suis aujourd’hui

 

Il en faut du courage pour affronter vos regards, qui ne sont pas haineux

Vous en faut il du courage pour affronter le notre qui ne se baisse jamais ?

J’ai mal, si mal de n’avoir pas désirer tout cela, tout ce qui est hideux

Mangerais je ce soir où devrais je encore sauter un repas comme une plaie

 

Je suis un navire en perdition, sans contrôle sur mon allure

J’avance tant bien que mal vers la fin inéluctable de ma souffrance

Je ne résisterais plus à cette pression qui m’écrase, si dure

Alors mourir pour mourir, je préfère m’en aller dans la cadence

 

Chercher jusqu’à ce jour où j’en aurais fini, de vous voir vous apitoyer

Chercher la force pour mendier ma nourriture, mon espace de vie

Je n’ai plus envi et pourtant je dois le faire pour encore continuer

Trop de questions en moi pour m’illusionner de l’avenir, du dépit

 

Où es tu mon enfant, ma vie, ma chair, toi que je n’ai vu grandir

La rue est devenue mon domaine, ma loi, mon havre

Tu me manques tant, j’aurais voulu à la face du monde te brandir

Comme un trophée, comme une victoire sur mon épave

 

Encore un peu de patience et je débarrasserais le plancher

Je ne serais plus qu’une icône de passage sur le trottoir

Un fantôme léger que la souffrance aura détruit et terrassé

Juste désireux de ne laisser aucune trace de mon désespoir

 

@Jean Frédéric…………………………………………………


amour et pluie

le 23/08/2007 à 09h19

Amour et pluie

 

Le ciel plombé me fait un toit

Aussi loin que porte mon regard

Je ne vois que toi

Visage oublié qui me rend hagard

 

La pluie tombe continuellement

Et je n’ai de cesse de rêver

Cauchemars ou rêves, je me mens

Tu es parti et je suis tombé

 

A genoux dans l’existence

J’avance si peu

Mes mots sont dénués de sens

En moi brûle un feu

 

Celui qui ravage mon cœur

Celui qui ne s’éteint pas

Je maudis cette peur

Qui me rend si las

 

La pluie frappe mes carreaux

Mon visage ne s’y reflète plus

Les yeux dans les gouttes d’eau

Errance inutile sur ce que je fus

 

@Jean Frédéric le 23.08.pluie.jpg07

Urlande

le 17/08/2007 à 09h54

Urlande

 

Couché sur l’herbe verte

Aux confins des mondes

Renonçant aux pures pertes

Avant que la pluie arrive par trombes

 

Le ciel qui s’obscurcit, qui s’ombrage

Laissant entrevoir encore la lumière

Qui glisse entre ses nuages

Mes yeux scrutent au-delà des clairières

 

Forte et de fière allure

Tu t’élèves vers le haut

De la terre, tu fus gerçure

Aujourd’hui on se perd sur ton dos

 

Urlande, tu es un cri si vaillant

Roche saillie des entrailles

Tu es née de la colère d’un volcan

Tu règnes sur toutes ses failles

 

Ton élévation nous fait petits

Adultes aux cœurs enfantins

Devant toi, que sommes nous en cette vie

Rien ni personne, juste à serrer les poings

 

Serais tu protectrice comme aux temps antiques

Où l’on vénérait le surnaturel d’une roche

Où l’on sacrifiait l’âme pour un dieu épique

Sans se soucier de la douleur en poche

 

Aujourd’hui, je te regarde trôner

Tu es magnifique de prestance

Mais je te gravirais sans me tromper

Humblement et sans aisance

 

Protège ce petit coin que j’ai tant aimé

Qui ne demande qu’à vivre libre

Annonce les malheurs et prévient les

Si on venait à vouloir y mourir

 

Urlande, montre ta force, défait nos liens

Et montre le chemin de la sagesse

Urlande, fille du volcan Cantalien

Nous nous ralierons à toi sans faiblesse

 

@Jean Fred le 17.08.07

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Pix: Roche d'Urlande - St Etienne de Chomeil - Cantal

en déambulant

le 03/07/2007 à 08h22

En déambulant dans les rues de cette ville

Je me rends compte que je ne compte plus

Les heures où j’erre côté face, côté pile

Entre les gens floués qui n’aiment plus

 

La dysfonction première de l’enfant

Est d’oublier l’essentiel primaire

La disproportion de ses sentiments 

Lorsqu’il grandit en devenant sommaire

 

Drôle de vie que celle que l’on mène

Sans savoir où l’on jette son sac

Là où on peut, là où il y a moins de peine

Pour s’installer sans envergure, en vrac

 

J’ai perdu la faculté de rêver en chœur

Seul ou accompagné, c’est maintenant pareil

L’errance apporte la solitude et la peur

Comme la mort emporte le soleil

 

Il suffit d’être ce que l’on a pas voulu

Pour se figer dans le froid des glaces

Qui paralyse le cœur des parvenus

Sans pour cela qu’on ait notre place

 

Faut il vivre ainsi avec des remords

Qui rongent l’âme jusqu’à une fin promise

Un point de mire sur la cible des tords

Comme si c’était sa vie qui en était la mise

 

Dure loi qui régie la faillibilité d’une vie

Qui sans vouloir être trop usante

Nous fait boire jusqu’à la lie

Et qui nous englouti comme une déferlante

 

@Jean Fred le 02.07.07


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y croire

le 10/01/2007 à 16h48

Y  croire

 

 

Te regarder t’éloigner au matin

Lorsque ma main tourne la page

Te voir disparaître jusqu’au lointain

Dans ce halo où ton aura se dégage

 

Le pas leste sur le pavé des rues

Trébuchant sur l’air du temps

Tu penses aux quatre saisons, aux nues

Oubliant que derrière toi souffle le vent

 

J’ai omis de t’embrasser une ultime fois

Avant que tu ne disparaisses

Aussi volatile que le souffle de la loi

Celle des amours évadés qui naissent

 

Livre oublié où furent notées

Les rimes d’une vie sans saveur

Celle qui fut la mienne à jamais gravée

Dans le sein d’une page où je pleure

 

A travers la fenêtre de cet espoir

Où te regardant t’envoler

Je m’efforce de ne pas renoncer, d’y croire

Pour ne pas mourir, ne pas tomber

 

Tes pas te guideront jusqu’au-delà de la terre

Te retournant pour voir si je te suis

Vais-je pouvoir réussir, vais-je le faire ?

Ton sourire me guidera, me sortira de ma nuit

 

@Jean-Frédéric 10.01.07


LiBerTé

Pix: Luis Royo bien sûr

u es parti

le 12/12/2006 à 12h28

A trop vouloir donner, on s’oublie


La vie passe et elle s’évapore


Comme un jour sans répits


Pas après pas on se dévore


 


J’ai donné mon amour pour elle


De sa main, d’un geste léger


J’ai pris dans mon cœur un coup d’aile


Battement qui la fait s’éloigner


 


Un sourire sur ses lèvres tant de fois baisées


Juste un mot qui ne distille qu’une petite mort


Loin d’un double que l’on pensait pour l’éternité


Que faire maintenant, si je l’aimais sans doute à tord


 


La pluie est tombée, glaçant mon cœur


La morsure du temps commence son travail


Plaie ouverte sur les griffes d’un leurre


Je ne suis plus qu’une ombre, un épouvantail


 


Errant sur les trottoirs de l’ennui


Marchant vers un au-delà qui se pâme   


Pas après pas je vais vers lui


Trou noir dans mon vague à l’âme


 


Je me suis perdu dans ton rire


Egarement néfaste puisque fini


J’aurais aimé m’y noyer au pire


Afin de toi, être englouti


 


Mais ton ombre au loin me ramène


A ma sombre réalité où je m’arrête


Ma vie que doucement elle malmène


Comme si, la mort tu voulais faire paraître


 


Est elle là, si proche de moi ?


Me guète t’elle de son regard noir ?


Me prendra t’elle dans les filets qu’elle déploie ?


Serais je happé comme je le fus par tes pouvoirs ?


 


Question qui n’aura réponse que si succombe


A toutes les questions qui me sont posées


A l’heure où le jour rencontre la nuit qui tombe


Moments propices au chamboulement du passé


 


Ça tourne dans ma vie, ça roule dans mon cœur


Je chavire comme un navire en perdition


D’une vague à l’autre sur l’océan de ma peur


D’être seul perdu, d’être un pion


 


Echiquier géant sur lequel on place ses tours


Juste le temps de prendre la reine


Pour faire tomber le roi dans sa cour


Que mon regard ne reflète que ma peine


 


 


@Jean Fred le 11.12.06

goutte en transparence

le 12/11/2006 à 08h26
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Goutte de transparence

 

 

Je t’ai vu dans cette goutte d’eau

Comme un miroir, tes yeux s’y reflétaient

Ton sourire fit s’envoler mes idéaux

Comme si ma pensée enfin s’évadait

 

Il a fallu que tu arrives

Transporter par la pluie

Pour qu’enfin je vive

Sortant de ma nuit

 

Petite goutte de transparence

Où tu naquis légère et insouciante

Comme l’amour fait naître l’indécence

Je me figerais  sur cette constante

 

Perle de pluie apportant la vie

D’un amour si peu connu

Celui qui parle de ma vie

Qui sans joie, n’était plus

 

Ramassée au creux de mon cœur

Tu vis en moi comme une enfant

Avec la force de vivre mes labeurs

Avec ta force qui me fait bondissant

 

Avec toi, je n’ai plus peur de rien

Ta présence m’est chère comme l’espoir

Un amour si fort, tenant au creux de ma main

Une vie s’est ouverte sur ton histoire

 

Heures éphémères où la nuit passe

Sur les angoisses qui enferment

Les autres chantent, dansent et lassent

Je m’éveille, un nouveau jour, autre thème

 

Petite goutte d’eau en transparence

Je te vois rouler tremblante

Me pardonneras tu dans ta clémence

Mes affres quelque peu dissonantes

 

N’ai pas peur de moi

Je ne suis qu’un vieux démon

Qui n’avait plus d’émois

J’ai désarmé mes canons

 

Les armes aux pieds je plie genoux

Devant  ta fidèle et illustre foi

Celle de l’amour qui rend fou

Cette folie salvatrice qui fait loi

 

Petite goutte de vie

Laisse moi rêver encore

Que l’amour existe à tout prix

Que je vis plus fort

 

@ Jean Fred le 12.11.06

rien

le 31/10/2006 à 15h20

Rien

 

Rien, qu’un bout de terre

Rien, qu’un chemin qui se perd

Rien, qu’une main qui se tend

Rien, qu’un cri lancinant

 

Rien, juste le noir

Rien, juste le soir

Rien, que des larmes

Rien, que des armes

 

Rien, qu’un soupir

Rien, que le pire

Rien, que des pas

Rien, je suis si las

 

Rien, juste rien

Rien, tout est vain

Rien, m’en aller

Rien, ne pas se retourner

 

Rien, que le flou

Rien, que les cris fous

Rien, que le regard

Rien, que les yeux hagards

 

Rien, qu’une vie éteinte

Rien, qu’une vie feinte

Rien, qu’une mort annoncée

Rien, qu’un trou à creuser

 

Rien, que la terre qui recouvre

Rien, que le souvenir pour absoudre

Rien, que les pêchers qui s’envolent

Rien, que le pardon qui s’étiole

 

Rien, rien, rien

 


@ Jean Fred le 31.10.06


cassure en hiver

le 30/10/2006 à 07h18

CASSURE EN HIVER

 

 

Le vent aura beau tourner

Rien n’effacera la douleur

Le vent aura beau s’en aller

Rien ne t’effacera de mon cœur

 

Le temps et la  passion se sont  mêlés

Pour ne faire qu’un avec mon amour

Le départ ne fera que tout briser

Puisqu’il aura tout séparé au petit jour

 

Une brume matinale enveloppe la ville

Ne pas voir au-delà de mes pas

M’empêche de te suivre, c’était si facile

Avant que tu ne m’échappes à l’heure du glas

 

Je tends ma main, et rien ne s’y accroche

Seul le silence épais du brouillard

Ma ville endormie, mes larmes si proches

Pourquoi les retenir, il est trop tard

 

Ombre lointaine qui s’en va sans se retourner

Verre après verre je boirais jusqu’à la lie

Mon désespoir de ne pouvoir plus t’aimer

Ma solitude ne sera plus que ma vie

 

@ Jean Fred le 29.10.06


Hivernal

hors de vous

le 15/10/2006 à 08h46

Hors de vous ..

 

Que le vent m’apporte sa chanson

Quel le vent m’inspire cet amour

Que son souffle me chante à l’unisson

Ces mots que j’aime entendre tous les jours

 

J’y ai le droit, comme vous et vous

Pourquoi en serais je privé

Qu’ai-je fait pour n’être qu’un loup

A vos yeux de moribonds apeurés

 

Je n’ai voulu que vivre libre

Hors des sentiers battus

Ne pas courber le dos et vivre

Comme je l’entendais, de façon décousue

 

Personne n’a le droit de me juger

Sur mon chemin de traverse

Un pas après l’autre, ma liberté

M’accompagnant comme ce rêve que je berce

 

Fermez vos yeux sur mon passage

Ecartez vous de ma route sinueuse

Puisque vous me voulez tellement sage

Ma vie est trop tumultueuse

 

Laissez moi juste avec le vent

Hors de portée de vos pierres

Que vous me jetez sous mon pas lent

Et que vous rêvez m’abattant dans vos prières

 

Rêvez, c’est la seule chose qu’il vous reste

Alors que moi, j’ai la vie devant moi

Alors que je fais fi de vos gestes

Mes pas m’amèneront hors vos lois

 

Que le vent m’apporte sa chanson

Quel le vent m’inspire cet amour

Que son souffle me chante à l’unisson

Ces mots que j’aime entendre tous les jours

 

 

@Jean Fred le15.10.06

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Peinture sur béton J.Gallien  ( mon beau frère )

fin

le 06/10/2006 à 15h37
Ange déchu


Fin

 

Avalé par le temps qui passe

Je n’ai jamais pu retenir

Ce bout de moi qui se casse

A l’heure où il faut partir

 

Ce n’est plus un cœur qui bat

Mais une horloge à remonter

Un contre temps, pas après pas

Minute après minute j’ai dévié

 

Mes ailes se brisent doucement

A la faveur d’une nuit sans lune

Pour mieux m’anéantir lentement

Une à une tombent mes plumes

 

Que n’aurais je vu de ce monde ?

Un brin de soleil au ciel de ma vie

Si vite parti, si vite devenu immonde

Le gris du temps qui s’accomplie

 

La fin d’un règne où je ne fus roi

Simplement porteur de peine

Rien ne fut simple sous cette loi

Celle qui fait se couper les veines

 

La vie, la mort et cette suite logique

Dans un amphithéâtre déserté

On joue ses rêves de façon onirique

Et personne à émerveiller

 

Seul devant la glace sans tain

Un ultime et terne combat

Perdu face à mon destin

Aucune image ne me renvoi d’éclat

 

C’est l’heure, il faut m’en aller

J’entends déjà le glas qui sonne