free space in my mind

tranche de tertulia

réponse défi tertulia 133

le 21/06/2008 à 06h31

urir lesJuste avant de partir aux 12 heures de natation, ma petite réponse au d  défi tertulia de la semaine.


- Il faudrait que je vous dise un truc tout de même. Pensez vous honnêtement que je sois capable de faire ça ? Non mais vous m’avez bien regardé ? Vous avez vu ma taille ? Mon poids ? Et moi je serais capable de transporter un homme de corpulence assez forte ? Je crois que vous vous moquez de moi là.

 

-       Des témoins ont fait un portrait robot et c’est vous tout craché !

-          Donc pour vous j’ai le faciès idéal pour ça ?

-          Oui pas de doute, vous êtes le meurtrier

-         C’est fou ça ! Encore si,  il m’avait mangé, j’aurais compris, mais il parait que je suis imbouffable. Alors faudrait savoir, il n’est pas mort d’empoisonnement.

-              Oui mais vu tout ce que vous faites et vu la façon que vous avez d’être, rien ne nous étonne plus.  Je sais pas si vous vous rendez compte, mais un lapin qui parle, ça ne se voit pas tous les jours, alors bon,  qu’il soit en plus un assassin, ça n’aurait rien d’étonnant.

-  Je suis innocent !! je le jure devant une botte de carottes s’il le faut.

-              Ah parce qu’en plus il faudrait qu’on aille au marché en acheter ? Vous dépassez toute commune mesure.  On nage dans le surréalisme.

- Bah tant qu’à faire, pourquoi pas ? Vous paraissez étonné qu’un lapin puisse parler, alors que pour moi ça n’a rien d’extraordinaire. Je fais ça depuis que je suis né en fait, et croyez le si vous le voulez, mais mes parents faisaient de même.

-                 Vos parents étaient également des assassins ?

-   Mais qu’allez vous extrapoler là ? non la seule chose que mes parents auraient pu tuer, ce n’est qu’un chasseur. Il parait qu’il y a un truc qui se dit «  le lapin chasseur », alors peut être oui, qu’ils en auraient été capable oui.

-          Ce matin, un lapin a tué un chasseur, c’est écrit dans tous les journaux..

-  Et bien, si vous vous mettez à croire tout ce qui se dit dans les journaux, je ne suis pas sorti de la casserole moi. Il faudrait peut être que vous ayez votre libre arbitre, et que vous raisonniez par vous-même. L’intelligence n’était pas en option à votre naissance.

-              Mais c’est qu’on se laisserait donner des leçons par un lapin ! C’est tout de même fou, c’est le monde à l’envers !! Non seulement on se coltine l’interrogatoire d’un lapin sur le meurtre d’un homme qui a dû être chasseur dans sa jeunesse, et en plus, ce même lapin nous donne des leçons, voir nous insulte.

-    Moi je donne ce que je peux. Je suis près à vous offrir mes services pour un tas de choses. Je peux être fin limier, remplacer habilement le chien, qu’il soit de traineaux ou de police

-            De traineaux ? Vous ? Mais vous nous prenez vraiment pour des blaireaux.

-   Alors si vous étiez blaireaux, je vous comprendrais peut être un peu mieux, vous seriez plus près de mon espèce.

-            Mais avoue bon sang ! Qu’on en finisse ! C’est vous ! Avoue !

- Mais avouer quoi ? que j’ai tué cet homme ? Bah écoutez, si cela vous fait plaisir oui, j’avoue, d’accord c’est moi. Il a voulu squatter mon terrier, et comme je ne suis pas trop prêteur dans ce domaine, je l’ai fait passer de vie à trépas. Ceci dit, vous pourriez me dire merci.

-                   Merci ? Et pourquoi donc ?

-   Et bien je vous ai débarrassé d’un grand prédateur.

-                Ah bon ? C’était un tueur de flic ?

-   Ah ça j’en sais rien, mais un tueur de lapin oui ! En tout cas potentiel. Vous avez dit tout à l’heure, qu’il aurait pu être chasseur, donc qui dit chasseur, dit chasseur de lapin, donc grand prédateur de nous !!

-          Oui mais nous, nous ne sommes pas de lapins, nous n’avions rien à craindre de lui.

-  Ah parce qu’en plus vous êtes égoïstes ? Et bien merci, et je me fais interroger par des égoïstes de la pire espèce.

-        Mais vraiment, mais vraiment !! Ce n’est pas possible ça !! Que croyez vous que va dire le juge d’instruction, lorsque nous aurons bouclé notre enquête ?

-  Et bien à mon avis, il va dire que vous êtes complètement fous.

-          Et pourquoi donc, s’il vous plait ? hein ? pourquoi donc ?

-    Et bien, pour avoir arrêté un lapin d’abord, ensuite pour faire avaler à un juge d’instruction que c’est une pate de lapin qui a signée la déposition, va falloir lui faire boire beaucoup de votre alcool. Vous savez celui qui est dans le deuxième tiroir du bureau là bas.

-               Mais puisque c’est vous le coupable !!!!

-  Oui peut être, mais allez lui faire comprendre à ce pauvre juge. Un lapin coupable d’un meurtre odieux. Jamais il ne va le croire.

-                      Max !! Qu’est ce que je fais avec ce maudit lapin ?

-               Bah fout le à la casserole qu’il arrête de nous narguer comme ça !

-    Ben moi je serais vous, je ferais attention tout de même

-                Ah bon ? Et pourquoi donc ?

-    Je vous ai dit tout à l’heure que j’étais inbouffable, alors c’est à vos risques et périls si, à votre tour, vous disparaissez de la surface de ce monde.

-            Mais qu’est ce qu’on va en faire !! Qu’est ce qu’on va en faire ? Bon dieu de bon dieu !! Max dit quelque chose !!

-            Mais que veux tu que je dise ? J’en sais pas plus que toi moi. Il a raison par certains côtés, on va nous prendre pour deux cinglés. Déferrer un lapin ! faut le faire non ?

-             Mais il nous faut un coupable tout de même !!

-           Oui je sais je sais Phil, mais que veux tu qu’on y fasse, il va falloir qu’on s’en trouve un autre. Parce que là, on l’a ramassé un peu à l’aveugle.

-  Surtout par hasard oui !!

-              Oh ta gueule toi !! parce que déjà qu’on arrive pas à se décider sur ce qu’on va faire de toi….

 

 

                           Drinnnngggg !!!! Drinnnnngggggggg !!!

 

                           - Lapin réveille toi, c’est l’heure…

                           - Hein  quoi ? c’est l’heure ? de quoi ? hein ?

         - Et bien d’aller travailler. Tu ne vas pas laisser les voleurs de poule courir aujourd’hui



Oui je sais c'est délire le plus complet !!!


               


réponse défi 129 Tertulia

le 22/03/2008 à 07h43


Loin de moi…….. ( d’une femme à son homme )


 


Le vent aura eu raison de moi


Quand mon âme vagabonde dans la nuit


Au-delà des horizons noircis par l’ennui


Où se ferme mon cœur à chaque fois.


 


Ressac de peur transcendée par l’imaginaire


Le bruit des vagues me ramène à toi


Un éloignement furtif d’amour en émois


J’erre en ces lieux magiques en solitaire


 


Le glissement de l’eau sur ma douleur


Me fait penser aux larmes trop longtemps contenues


L’absence est un abysse sans fond qui m’incluse


Dans un processus de lenteur


 


La marée pourrait m’emporter à jamais


Je ne  serais qu’une ombre de plus


Qu’un nom autrefois porté aux nues


Aujourd’hui, oublié, conjugué à l’imparfait


 


La mer aura fait mon malheur lorsqu’elle te prit


Homme de bien, de bonté, tel un ange


Vaguant par delà les images qui dérangent


D’une vie différence, d’un rêve qui fuit.


 


Je t’imagine à la proue de ton voilier


Comme pour braver les éléments déchaînés


Fier et droit, cheveux aux vents


Donnant sa vie à celle pour qui tu étais né.


 


Les flots ont engloutis un amour, une vie


La mer fut ton enfer, ta sépulture


Mon âme dans ce cauchemar qui perdure


Mon être, entre parenthèse, qui pli


 


Et je reste là, les mains sur mon cœur


Saigne-t’il encore de trop d’offrandes


Continuerais- je à venir sur la lande


Pour attendre, qu’à mon tour, elle m’emporte ailleurs.


 


@Jean Fred 22.03.08

reponse défi 126 tertulia

le 04/02/2008 à 06h34
Pour illustrer le défi de semaine, un nocturne de Chopin, magnifiquement interprété par Valentina Igoshina. Nous devions écrire sur un extrait d'un très beau livre de René Barjavel, l'extrait ci-dessous.

"L'homme en train de devenir géant serre contre son coeur l'arme de suicide. L'actionnera-t-il avant d'avoir escaladé le ciel?"


BARJAVEL - La faim du tigre

Qu’il est difficile d’avoir à faire des choix dans une vie, quand bien même celle-ci fusse t’elle au début d’une aventure humaine incomparable, comme celle de continuer d’avancer.  C’est exactement ce que se disait Arthur en regardant le ciel de la fenêtre de sa chambre. Un ciel plombé qui semblait retomber à même le sol pour en recouvrir les quelques rares âmes qui osaient encore sortir sous la pluie et le vent. Les gouttes d’eau sur son carreau semblaient rythmer le temps qui coulait inexorablement entre ses doigts, tant il lui était impossible de le retenir. Fallait-il écouter et faire ce qu’il voyait de ses parents ? Fallait-il, plutôt, se servir de sa propre intelligence pour faire ce dont il pensait être la meilleur des choses ? Fallait-il se poser tant et tant de questions pour continuer de vivre en ce bas monde ? Il est vrai qu’Arthur s’était toujours posé des questions, que ce soit sur les bancs d’une école qu’il exécrait au plus haut point, tout en y étant l’un des meilleurs, ou tout simplement dans le choix de ses petites amies, qu’il délaissait au bout d’une semaine à peine, tant il se demandait ce qu’il faisait avec. A 17 ans il en était arrivé à se demander également si ça valait la peine d’être accompagné dans la vie. Drôle de questions existentielles pour un gamin de cet âge, qui tout au long de sa vie, a été choyé, aimé, protégé par une famille qui en a finit par être castratrice sur le ressenti profond de sa vie. Au fond comment ressentir les douleurs de l’âme quand on est ultra protéger par sa famille ? Comment ressentir le mal que l’on peut faire aux autres, lorsque sa propre famille vous dit que ce que vous faites est bien ? C’est un peu comme ces médicaments qui enlèvent les douleurs, qu’avant nous supportions parfaitement. Sa famille était devenue un dérivé d’anxioleptique.

 

Aujourd’hui n’était peut être pas un jour comme les autres. Aujourd’hui Arthur regardait par la fenêtre de sa chambre et tenait à portée de main, sur la planche que formait son bureau, un flacon dans lequel il pouvait remettre sa vie. Cette petite chose volée en cours de bio, lors d’une expérience pratique et qui permettait, comme par enchantement, d’ôter toute vie, à n’importe quel être vivant. C’était si simple de pouvoir soulager ses douleurs dans le fond, un simple geste, et puis voilà. Arthur se répétait souvent qu’il serait capable du pire si un jour il ne supportait plus le cocon familiale, la protection rapprochée, sa vie quoi. Partir ? Oui, bien sûr, c’était cela la solution, mais partir où, et combien de temps ? Il y a-t-il une notion de temps dans le fait de partir ? Il savait très bien que les recherches pourraient aboutir, et finiraient par le retrouver, comme dans la plupart des cas, il le sait, son père le lui avait dit, lors d’une conversation animée à table, un soir. Et puis tout le reste quoi, tout ce qui entourait sa vie, le bahut, les filles, son ennui perpétuel, ses sourires figés et forcés, son rire ? Il n’existait plus depuis fort longtemps. Il avait bien essayé d’en discuter avec Camille, sa sœur, mais comment  aller plus en avant dans un sujet comme son mal être, avec une fille qui faisait tout pour se sortir du carcan familiale, car elle devait bien ressentir les mêmes choses. Elle avait sans doute trouvée la solution, sa solution. Provocation à outrance, prendre et jeter les mecs, mais pas comme lui. Elle s’était avec plus de violence verbale, avec plus de mépris même. La parfaite petite pouffe, comme ça se disait dans son lycée, et dont à qu’une seule envie, celle de la choper dans un coin, et de la violer. En rêve, fantasme adolescent que parfois des hommes réalisent, fantasme dans la tête de ces jeunes qui en voyant leurs camarades de classes ainsi parées, agir ainsi, les dévisageant du regard, leur dénudant le corps de leurs yeux inquisiteurs, n’ont que le fantasme, et fort heureusement pas le cran de passer à l’acte. Lui n’était pas comme ça, Arthur ne pouvait y être, car Camille était l’une d’entre elles, et juste pour ça, il maudissait ses consœurs, mais sans jamais leur vouloir du mal. Non lui, Arthur, sa vie n’était en fait, juste que blême.

La pluie qui tombe sur le pavé de la rue fait un petit bruit de clapotis, elle s’est calmée, le vent tombe, les gens deviennent de plus en plus rare, il se fait tard. Arthur toujours debout devant sa fenêtre, a le regard qui fuit. Ses yeux dans le vague, son esprit vagabonde vers les cimes noires d’une mort annoncée. Son visage se relève, la vue qu’il a lui donne raison : « Qu’est ce que je fous là ? ». Il a , à deux pas de lui, le moyen d’aller ailleurs, pour toujours, de se libérer d’une emprise qui le replie sur lui-même, il a la possibilité de se libérer. Lui revient en mémoire à cet instant, une phrase d’un bouquin qu’il avait bien aimé du reste. Un livre d’un auteur qui commençait à dater, mais dont l’œuvre est intemporelle, Barjavel. Ce passage qui passait et repassait dans sous son crâne, au plus profond de son être pensif disait « L’homme en train de devenir géant, serre contre son cœur l’arme du suicide…… ». Lui Arthur, jeune homme en train de devenir géant, allait il avoir cette impulsion qui allait faire tendre son bras pour prendre le flacon. Déjà ses doigts se dépliaient, et des perles de sueur coulaient le long de ses tempes. Ses doigts à portée de la table, son regard figé sur la petite bouteille… Une voix au lointain, si loin, qui hurle, comme un cri inhumain, c’est du moins ce qu’il en percevait. «  Putain Arthur tu te magnes oui, j’te signale qu’on t’attend depuis une plombe pour aller au restau ». C’était la voix de sa sœur qui l’appelait, Camille qui l’avait sauvée ? Décidément, il lui faudrait bien gravir beaucoup d’autres cimes pour passer de l’autre côté de la montagne.

 

@Jean-Fred

 


 


 




Tempus  Fugit                img256/8070/ombrehorlogeag4.jpg

 

 

De ces terres maudites d’où je viens

Il est des soleils aux rayons noirs

Qui ne glacent que les miens

Nous la caste des sans gloire

 

De ces terres damnées d’où je viens

Le temps s’est arrêté sur l’oubli

Figeant les heures que tout retient

Anesthésiant ce qui nous reste d’envie

 

De ces terres perdues d’où je viens

La compassion est muselée

Jetée, la poudre de perlinpinpin

Miroir aux alouettes à jamais brisé.

 

De ces terres noircies d’où je viens

On y vit, on y meurt, lentement

Nos vies ne sont que sur le déclin

Accrochées aux aiguilles du temps

 

De ces terres meurtries d’où je viens

Les horloges se sont à jamais figées

Le tic-tac monotone n’était pas feint

Il rythmait le temps, maintenant plus de balancier

 

De ces terres brûlées d’où je viens

Un voile gris s’est posé

Sur nos êtres si souvent dépeints

Comme nauséabonds et pestiférés

 

De ces terres anéanties d’où je viens

Le sol s’enfonce sous nos pas lourds

L’ombre et la lumière ne font plus qu’un

La clarté a perdue, la nuit a ensorcelée le jour

 

De ces terres condamnées d’où je viens

Le froid engourdi les hommes et l’espoir

D’un quelconque renouveau, d’un rien

Resserrant sur nous même l’emprise du désespoir

 

Ces terres ne sont que le reflet

De ce que je suis aujourd’hui

Comme cette horloge enveloppée de regrets

Tempus Fugit

 

@Jean-Fred  18.01.08

défi 124 sur tertulia

le 12/01/2008 à 16h50
Cette semaine, nous devions écrire sur une simple photo d'un tableau. Voici donc ma modeste participation.. ( vi vi, je suis très modeste!!! :)  )

C’est une belle journée, comme il y a souvent depuis qu’on a cessé l’activité de la centrale. C’est un plaisir énorme que de venir se reposer ici. Le soleil au zénith, caresse de ses rayons ces gens qui viennent évacuer cette sorte de stress qu’est le chômage. Évidemment, l’arrêt de la centrale électrique a provoqué beaucoup de perte de travail, seul les experts et ingénieurs sont restés, pour tout arrêter « proprement ». Les autres, et bien ils savent qu’il n’y a rien à faire dans la vallée, rien d’autre que de se laisser allé aux doux rayons du soleil. De quoi vivront-ils ? Personne ne le sait, et c’est comme une illusion qui s’est envolée avec leur certitude sur leur avenir peuplé de rêves.


C’est drôle comme les périodes peuvent changer au gré du fonctionnement des institutions. Hier, un centre énorme, une mégapole, aujourd’hui, le vide complet, et les rues qui se vident. Seul, quelques personnes sont encore restés, refusant de s’en aller, d’abandonner leur maison, leur seul bien, leur région, alors ils sont là, à ne rien faire, juste qu’à se laisser caresser par le soleil. Bien mal leur a prit de rester, car il est dangereux de rester comme ça près d’une centrale. L’exemple le plus frappant est celui que les Ukrainiens ont vécus avec l’explosion d’un réacteur à Tchernobyl. Insouciance ou ignorance ? On ne sait, le soleil est si haut dans le ciel, si chaud, sur une région où il y fait frais. La froideur de l’ambiance tout au long des soirées au coin des cheminées qui ne fument plus, la froideur d’une journée qui s’écoule doucement, sans occupation, sans rien, la froideur du temps qui passe sans faire attention aux gens qui le subissent.


Oh tout irait bien, s’il n’y avait que ce petit détail qui frappe les visiteurs, lorsqu’ils visitent le musée. C’est certes un cliché représentant des gens au soleil, comme figés pour mieux capter les UV, pour avoir un peu plus l’air « heureux », oui mais voilà, c’est juste qu’ils sont figés, par le rayonnement qui frappa la région, lorsque suite à une mauvaise manipulation sur les ordinateurs encore en fonction, la centrale tout entière explosa. Figer est le bon verbe, ils sont figés à jamais sur le papier glacé. Paradoxe terrible, un soleil brulant sur papier glacé. Quelle idée avait eu ce touriste de visiter cette région abandonnée, et de prendre cette photo au moment où…. Comme ce fut bizarre aux sauveteurs d’avoir retrouvé l’appareil intact. Miracle des appareils numériques, la pellicule ne fond pas aux radiations, puisque, inexistante..


Il devait faire bon dans cette vallée, avant….

 


@Jean Fred 12.01.08



réponse défi tertulia 121

le 15/12/2007 à 18h43
Le défi 121 est  cette citation de Balzac :

"Le coeur d'une mère est un abîme au fond duquel se trouve toujours un pardon."


Je n'avais pas prévu de le faire... mais bon...j'aurais aimé apporter un peu de "gaité" parfois, sans oublier le reste... Alors ça me vient comme ça... au fil des mots.. je ne sais quel sera le suivant après ce point.



Dans le coeur d'une mère il y a
tout l'amour du monde mélangé
la force d'une  histoire d'amour que mêla
l'union de deux être rassemblés

dans le coeur d'une mère il y a
aussi la détresse d'être abandonnée
face à l'incompréhension animale
des autres la laissant de leurs amours vidée

dans le coeur d'une mère il y a
la tendresse d'une main qui enveloppe
cet instinct protecteur qui décida
que l'être choyé serait l'amour qui galope

dans le coeur d'une mère il y a
tout l'abandon de la terre
quand elle est violée comme çà
que de cette déchirure nait ce que dans ses bras, elle serre

dans le coeur d'une mère il y a
les yeux de son père qui pleure
le sourire aux lèvres déjà
grand père qui profitera bientôt aux prochaines lueurs

dans le coeur d'une mère il y a
son enfant qui nait, grandit, vit
il est beau, grand et fort devant elle, là
il l'aime aussi fort qu'elle l'aime pour lui.

dans le coeur d'une mère il y a
la tendresse de sa petite fille triste
d'un amour qui s'éteint comme ça
parfois ça arrive, et puis ça revient vite

dans le coeur d'une mère il y a
la fin de sa vie, à son chevet l'enfant
femme ou homme devenu, mais là
pour tenir sa main, comme avant.

dans le coeur d'une mère il y a
tout l'amour du monde mélangé
dans l'au delà elle emmènera
tout l'amour de ses grands bébés

@ Jean Fred le 15.12.07


l'errance amoureuse

le 10/12/2007 à 06h59

L’errance amoureuse



Si de mes mots peuvent sortir les âmes

                                En cascade sur les monts dorés

Je dessinerais de ma plume la femme


Que sous le vent je ne sois plus damné


 


Ces fleurs qui s’ouvrent à la vie sacrée


Ces fragrances qui embaument l’alentour


Que ne puis-je y mettre mon cœur allégé


Le poids de mes erreurs est si lourd


 


Femmes au regard de braises, brulantes


Même du fond de mon rêve torturé


Vous êtes mes errances vibrantes


Je me perds sur vos corps détournés


 


Que s’ouvre le pistil d’une de vos icônes


Que j’y goute l’amertume de ma vie


Sans m’attacher à ce qui embaume


Je ne meurs que dans vos lits


 


Résurrection après maints assauts


Assis avec mes souvenirs amers


Je ferme les yeux, vous tourne le dos


Ne pas voir vos larmes éphémères


 


Des années d’errance amoureuses


Vers des cieux toujours noirs


Pour finir en une nuit ténébreuse


Sur un trottoir de hasard


 


Qui me pardonnera les couleurs fanées


Que je fais naitre sous vos baldaquins


Quels dieux au firmament, défiés


Saura m’anéantir un de ces matins


 


Vous aurais je aimé ? en suis-je capable ?


Soyez les déesses aux armes aiguisées


Que je sombre à vos caresses imparables


Attirez-moi aux abysses des damnés


 


Je veux mourir dans vos bras


Je veux m’anéantir en vous


Faites moi vivre mon trépas


Je veux mourir au creux de vous


 


 

Assis sur le trottoir d’en face, je dessine l’errance amoureuse de mes mots qui sonnent comme la vie aurait pu me façonner. La femme est ce qu’il y a de plus beau sur terre, elle n’inspire qu’amour et respect, et si l’on s’y perd parfois, c’est sans doute qu’au fond, elle est si loin de nous.


 


@ Jean-fred 04.12.07




La Ballerine

 

Personne ne sait d’où elle vient

Les arabesques si joliment dessinées

Fait d’elle, un ensemble divin.

Sur les nuages, elle semble glisser

 

Au dessus d’elle, plane son aura

Elle illumine l’alentour à tout prendre

Dans son bel habit d’apparat

Halo de lumière douce et tendre

 

Elle glisse sur des miroirs glacés

Sa blanche robe qui vole, tu t’élances  

Ballerine aux ailes déployées

Que caches tu au fond de ta danse

 

Tes blessures ne s’ouvrent elles pas ?

Lorsque tu danses ainsi devant nous

Laisses tu glisser ta peine sous tes pas

Pour qu’elle s’envole par-dessus tout

 

Mais y parviens tu sous ton pas solitaire

Les envolées lyriques de tes gestes

Ne cachent pas les larmes de verre

Qui à tes yeux ne s’assèchent, restent

 

Danse encore pour nous, malgré tes peurs

Nous te regardons à glisser prestement

Danse encore pour occulter ton malheur

Nous ferons fi de ce qui fait que passe le temps

 

 

@Jean Fred le 16.11.07

réponse défi 104 tertulia

le 12/05/2007 à 00h12
Une couleur un peu particulière que la réponse au défi d'Elisabeth.  j'avais écrit autre chose, et j'ai changé certains mots, certaines phrases.....
la tristesse qui m'a envahie aujourd'hui a fait que je devais faire cela.....

L’Adieu à toi

 

Du bout de mes lèvres ce murmure

D’un côté à l’autre de nos cœurs

Nos corps adossés au mur

Attendant les tirs croisés de nos peurs

 

Lorsque l’on aime encore

L’autre qui sous la pluie de cendre

Ne nous reconnaît plus dans son décor

Partie vers l’ailleurs pour se rendre

 

Déserté mon coeur de toutes liesses

Vidé de la substance qui me faisait rire

Une véritable et  lointaine tendresse

Comme pour m’aider à éviter le pire

 

Obscurcissement de la voûte céleste

Au dessus de ma tête embrumée

La douleur s’abat comme la peste

Ne plus te voir, ne plus t’imaginer

 

L’adieu des êtres à l’amitié déchue

La distance s’accroît entre nous

Trouver une nouvelle force absolue

Pour avancer envers et contre tout

 

Partout où mon pas se posera

Dans sa trace je ne verrais que toi

L’eau de mes larmes se déposera

Dans l’emprunte de mon désarrois

 

@Jean Fred 12.05.07


                   Aurevoir ma Sev...


réponse défi 101 tertulia

le 21/04/2007 à 07h47
http://tertulia.bloxode.com/images/11767604315.jpeg

Un gps, quoi de plus utile qu’un gps ?

 

« Dans 150 jours prenez à droite. » 

 

Il aurait suffit que j’écoute peut être ce que l’on me racontait, ce que j’entendais. Durant toute mon enfance, je n’ai entendu en matière de politique, que des discours de droite, on parlait à droite, on votait à droite, on était de droite parce que c’était comme ça, parce que, au début c’était le général De Gaulle et ensuite Pompidou et Giscard, la suite logique d’un peuple où la majorité votait à droite.

 

« Dans 40 jours virez à Gauche »

 

La vie a cette particularité, c’est qu’elle fait avancer le temps, et vice versa, et le résultat est qu’on grandi inexorablement, et que nos propres opinions se forgent, fort heureusement, et dans mon Gps, moi ça me disait de virer à gauche. J’ai viré !

Que tout ça était limpide pour moi. La gauche c’est ce qu’il fallait. J’en avais entendu sur Mitterrand, que c’était un menteur, un voleur, un je ne sais quoi, et pourtant moi mon Gps il avait bien dit de virer à Gauche, je l’ai suivi, et j’ai bien fait. Ce fut une belle période pour les gens de Gauche, enfin jusqu’à ce que le Gps s’emballe et qu’une certaine cohabitation s’installe !! En fait, la technique n’est pas parfaite, la preuve en est faite. On a eu beau améliorer le système, les Gps, et bien la gauche est revenue après la cohabitation et puis elle est repartie face à une nouvelle cohabitation. Et puis est venu un système de navigation terrible, un Gps dernière génération, puisque l’on a vu la droite revenir vraiment et surtout,

 

«  à 10 jours viré à l’extrême droite ».

 

C’était terrible, nous avions là devant nous, un chemin que certains voulaient tout tracé, le Gps le donnait comme étant une alternative, et fort heureusement, le satellite pilotant cet engin, s’est de nouveau mit sur son orbite géostationnaire et comme dans une république bananière, 95% des électeurs ont votés pour la droite, sans son extrême…. Depuis des tas de Gps sont sortis sur le marché, tous plus ou moins fiable, tous plus ou moins indicateurs de certaines tendances. En bref, ils nous mènent là où ils veulent, sauf qu’heureusement qu’il y a des services après vente qui font tout ce qu’ils peuvent pour rétablir certaines données. Donc on peut dire qu’il nous reste tout de même une certaine liberté de penser et un réel pouvoir d’aller là où on veut.

 

« Dans 1 journée, virez là où vous voulez.. »

 

 Et bien voilà un Gps qui nous laisse enfin libre court à nos convictions, et nous laisse aller voter là où notre conscience nous dicte de le faire. Seul problème c’est qu’il y a un sacré paquet de Gps de ce modèle, qui ne fonctionne pas terriblement bien, ce qui aura pour résultat de faire beaucoup d’indécis qui pourraient brouiller les cartes des sondages. Il va falloir que mon propre Gps tienne la route, et que le satellite puisse bien le radio-piloter. Je peux lui faire confiance tout de même, je le connais bien maintenant, j’ai vu et revu comment il fonctionnait. Je pense que je verrais bien dimanche soir, la route qu’il m’aura fait mener et surtout si il ne s’est pas planté. C’est qu’après il y a encore une longue route à faire pour arriver au 06 mai.

 

 Est-ce que mon Gps va être fiable ? Et bien en ce qui me concerne, j’ai encore un certain sens de l’orientation, et que le Gps qui en 1978 me disait de virer à Gauche, et bien, je l’ai ressorti de mes tiroirs, et figurez vous qu’il fonctionne encore très bien….ha, si nous avions tous le même… ça serait si bien.. mais bon..

 

@ Jean Fred

réponse défi tertulia n° 100

le 14/04/2007 à 07h45

Te souviens tu de ces moments où nous étions seuls au monde ? Te souviens tu de ces fleurs qui ne s’épanouissaient rien que pour nous. Te souviens tu des couchers de soleil où nous pensions qu’il avait rendez vous avec notre amour ?

Qu’est il arrivé pour