free space in my mind

tranche d'histoires

texte sur image

le 21/12/2007 à 17h40
Sur une photo mise sur le blog de Syrielle... J'ai répondu à son idée, d'écrire sur cette photo.. Peut être une sorte de petit Tertulia, mais à la sauce Syrielle.. que je trouve géniale!! et l'idée, et Syrielle!!!





Montigny les Metz le 03 juillet

 

C’est l’été, il fait bon. J’entends les oiseaux qui me réveillent le matin de bonne heure, et j’aime ça. C’est mieux que la voix du père qui nous fait lever pour aller à l’école. Mais l’école est oubliée, nous sommes en vacances, et les heures de soleil vont nous brunir la peau, nous faire du bien. Je vais jouer avec mes copains de la rue, je vais embêter mes sœurs, et faire crier ma mère, je le sais, mais elle ne le fait jamais méchamment, et puis elle rit toujours après, et me prends dans ses bras. «  Tu es un sale gamin ». Elle me le dit toujours, et moi je ris en prenant mon goûter. Tartine simple avec un peu d’eau dessus et du sucre saupoudré, ma grand-mère appelle ça du pain d’gaille ! elle ne m’a jamais dit pourquoi. Il fait beau chez moi, en Lorraine quand l’été arrive. J’aime cette saison, elle fait vibrer tout ce qui se passe autour de moi. Même mon père lorsqu’il part à l’usine à l’air plus content, plus joyeux, et ça fait du bien, parce que parfois, en hiver ! hou lala !!  C’est bien le dimanche p’pa ne travaille pas, il m’appelle, je suis le dernier.. – J’arrive !! Il veut nous prendre en photo avec son appareil tout neuf. C’est qu’il a économisé pour l’acheter. Vite vite je me dépêche faut faire la photo…
 

 

Paris décembre 2007

 

C’est une photo toute simple, comme le sont ces gens. Il est des familles qui ne font pas parler d’elles, que la simplicité fait qu’on ne les remarques pas. Le grain du papier, la couleur du cliché me rappelle ces heures que j’ai pu passer auprès de ces gens. Ces gens là, qui sont les miens. Une force de vivre si présente qu’elle insufflait la vie partout en nous. Qu’il était doux ce temps, qu’il faisait bon vivre. C’est l’père qui prenait la photo. Mes trois sœurs, ma mère et ma grand-mère, figées pour l’éternité sur ce papier glacé, mais leur sourire, en fait un souvenir cher à mon cœur. Si ce n’était que le sourire, il y a tout le reste qui s’est figé en moi depuis 69 ans exactement. C’est l’époque où nous avons commencé à entendre des bruits de bottes dans les rues, c’est l’époque où mon père m’a caché chez des cousins éloignés, c’est l’époque où ma mère pleurait en me voyant partir, c’est l’époque où ma famille, celle de la photo, a été emmenée à Birkenau, et d’où jamais plus elle n’en sortie. Son seul tord était d’être juif.


c'est un banc

le 10/11/2007 à 06h16
Pour répondre à Syrielle est à son désir de partager. Vous pouvez du reste vous rendre ==) ICI







C’est un banc perdu, près d’un arbre qui a vu bien des hivers à ces branches. C’est un banc qui reçu les confessions amoureuses gravées à la lame du couteau. C’est un banc qui a vu défiler le temps qui meurtri. C’est un banc où les enfants se sont mis debout pour paraître bien plus grands qu’ils n’étaient. C’est un banc qui ne délivrera aucun autre secret que ceux qui y sont inscrit pour la postérité sur son assise. C’est le banc où jadis au temps reculé de mon enfance, j’aimais à m’y asseoir, juste pour y être seul et à méditer sur ma vie qui allait passer. Aurais je été plus en avance sur mes camarades, que déjà je savais que la fin était inéluctable ? Nulle ne le saura. Au seuil de ma mort, là où je vais, je n’emporterais rien, seul ce banc a cette faculté de pouvoir garder en lui l’âme des poètes, le rire des enfants, et les baisers des amoureux. Moi je n’ai plus rien d’autre que cette lumière qui m’appelle.

C’est un banc qui connaitra ma fin, car à la pointe de mon cœur je lui laisserais le souvenir d’un vieil homme qui s’est assis au côté de l’enfant qu’il fut. Sur le dosseret de ce banc seront gravés un cœur dans lequel est inscrit «  je t’aime »  et juste à côté «  je t’ai aimé ». C’est un banc……………………………………



Je vais faire un peu de pub pour un site.. C’est celui d’un de mes contacts qui se trouve dans la liste à gauche.. il s’agit de mephistopheles.. Son site est fait de photos, de peinture qu’elle fait, ainsi qu’une partie destinée à son copain, qu’elle surnomme « poupinou ».. Pourquoi de la pub ? parce ce que ce site est magnifique, les photos sont très belles, originales, idem pour les peintures.

Et puis parce que lorsque l’ont fait de jolis sites, c’est bien de pouvoir en faire profiter les amis..

Alors allez y, parce que ça vaut le détour, pour le plaisir des yeux..

 

Le site est ====)     ICI


 


 

réponse défi tertulia 46

le 11/03/2006 à 22h49

Défi 46 par Emmy34.. 


 


 


« Il est trois heures du matin. Angèle se réveille en sursaut. Encore un cauchemar. Cette fois ci elle se souvient de la scène à la perfection. Elle voit la voiture glisser sur le verglas, une petite Clio Bleu Roy avec une multitude d’autocollants. Elle lit même l’immatriculation qu’elle note scrupuleusement. La dernière fois que ça lui est arrivé, elle a eu tord de ne pas noter, elle s’en veut encore. Elle aurait pu aider les sauveteurs à retrouver la petite embarcation échouée. Il ne faut pas lui parler de flash ni de vision, elle préfère dire cauchemar. »


 


Réponse par jfred !


 


Tout lui revenait en mémoire, en fait rien n’en était sorti, puisque tout ces cauchemars elle les garde en elle, bien enfoui au fond de sa mémoire, jusqu’à ce qu’ils ressurgissent à la faveur d’un fait divers entendu à la radio, vu à la télé.. – « oui » se disait elle – «  je le savais »


Qu’il est difficile d’avoir à vivre avec cette chose au fond de soi.. Flash, vision, cauchemar, bien souvent elle se posait la question, même si le terme cauchemar était préférable selon elle. Pourquoi aurait elle des visions ? pourquoi des flashs aussi précis ? Et en même temps elle arrivait à s’y faire. Ce n’était pas aussi souvent que ça, mais tellement dramatique à chaque fois. L’embarcation jamais retrouvé avec à son bord cette famille de plaisancier, bilan de ce flash ? 4 portés disparus.. Cette voiture dernièrement, cette clio bleue roy, 450 AEZ 34, c’était comme ci elle avait la carte grise dans son portefeuille, comme ci, cette voiture lui appartenait, comme ci elle l’avait laissé en bas de chez elle, mais Angèle n’a que 12 ans, et à 12 ans on ne conduit pas, et puis cette petite voiture, lui aurait été volée, car c’est elle qu’on recherchait activement, avec à son bord un homme dit dangereux, qui a prit en otage cette femme. Cet homme que toutes les polices du département recherchent activement,  a braqué il y a 1 heure le crédit lyonnais de Sète. Voyant que ça tournait mal, un mort à l’intérieur de la banque, il avait prit cette femme en otage avec sa petite voiture… Et ça Angèle, le savait, elle l’avait vu la nuit dernière. Elle avait tout vu, tout, du braquage jusqu’à la fuite en voiture, tout.. Et elle était là, avec son terrible secret qui la hantait. Que faire du haut de ses 12 ans ? Bien sûr elle était intelligente, elle avait déjà sautée 2 classes, et on ne la traitait pas en petite fille, non, son intelligence la faisait être beaucoup plus mûr que son age véritable, même son physique trahissait une maturité plus en adéquation avec une jeune fille de 16 ans que 12.  Que faire se disait Angèle ? que faire ? En parler à sa mère ? pour qu’ils aillent à la police après ? et pour quoi dire ? «  messieurs les policiers, j’ai tout vu dans mon cauchemar, j’ai tout vu, l’homme l’otage, la voiture, et même où ils sont » .. « Mon dieu » se disait elle soudainement…


Oui elle savait où ils étaient, car cela aussi elle l’avait vu. Elle savait où cet homme dangereux et derrière lequel tant de gens étaient à ses trousses, avait emmené son otage, cette femme sans défense. Elle le savait.. Dans les terres, pas si loin de la ville d’ailleurs, mais un endroit si paisible, où personne ne passe, une vieille maison, un ancien presbytère. Personne ne savait à qui appartenait cette bâtisse maintenant.. Ils étaient là ! Elle le savait.. Ca serait si facile d’aller trouver la police et de leur dire, si facile.. Oui mais comment dénoncer son papa…. Cet homme que l’on disait dangereux, était son père. Un chômage qui dure et qui dure, les allocations qui s’envolent, le loyer qui devient de plus en plus difficile à payer, la honte du rmi, quand on a été ce qu’il fut.. Sa femme, sa propre mère, qu’elle voyait pleurer si souvent..Et le dérapage, ce braquage pour pouvoir « survivre ». Ce braquage de banque qui foire, parce qu’un employé trop bête qui se met à jouer les Zorros, et le coup qui part sans le vouloir, et l’employé qui tombe, terrassé mortellement. Alors la panique, la ruée vers la sortie, sans même prendre l’argent, la voiture qui s’arrête à ce même moment, et l’idée de l’otage..


Sur ses joues coulaient doucement des larmes, Angèle ne savait plus quoi faire, Angèle était perdue. Son intelligence ne lui suffisait plus, son sens de l’amour pour ses parents non plus, elle était véritablement perdue. Elle s’allongea sur son lit, serra contre elle son vieux nounours qui la suit depuis sa naissance, et ferma les yeux…  Flash ! cauchemar ! vision ! ça tournait tout autour d’elle… Elle ne pouvait ouvrir les yeux, de l’intérieur ça l’éblouissait !! D’un coup, d’un seul, elle fut assise sur son lit.. Elle entendit sortir de sa bouche ces paroles, mais qu’elle était cette voix ? Elle l’a connaissait, mais ce n’était pas la sienne.


«  Laissez moi ! je ne voulais pas ! je vous jure je ne voulais pas tout ça ! la société m’a foutue par terre, m’a exclue ! laissez moi, pitié laissez moi où je la tue ! »


Angèle ouvrit les yeux, elle était en sueur. Il était temps, deux minutes plus tard, sa mère entra dans sa chambre, et lui dit « et bien qu’as tu Angèle ? tu es en transpiration, tu as de la fièvre ? et ton père qui ne rentre pas, où est il passé encore ? tu le sais Angèle ? »


Elle ne répondit pas, pas tout de suite, regarda sa mère. Elle aurait voulu lui dire, elle aurait voulu, mais ce qu’elle dit était tout autre. «  Non je ne sais pas où est papa, et non j’ai eu un coup de chaud, mais ça va, je vais sortir voir Steph » - «  Ok, mais ne rentre pas trop tard, avec ton père on voudrait manger de bonne heure ce soir »


Angèle sorti de la maison, et marcha sur le trottoir, commença à prendre la direction pour aller chez son amie Steph, mais changea de direction, se mit à courir aussi vite qu’elle le put.. Non elle ne pouvait pas laissez son papa comme ça ! Non elle ne pouvait pas non !! elle le sauverait !! tant pis pour la police, pour le mort, pour tout, tant pis !! elle sauverait son père coûte que coûte ! Elle courut encore et encore, sans fatigue, d’une allure rapide et précise. Elle arriva sur le chemin qui mène à l’ancien presbytère, la clio bleue sur le côté et au bout de l’allée, la bâtisse. Elle le savait ! elle l’avait vu, elle savait tout ! elle savait que bientôt un hélicoptère survolerait la zone et repèrerait la voiture. Elle le savait, courut plus vite encore et tout en courant cria «  Papa !! Papa !! sauve toi !! ils vont arriver » Elle gravit les marches du péron, ouvrit la porte et entra.. Le silence régnait dans la demeure. Elle en fut étonnée, car elle avait criée fort avant d’arriver. Se serait elle trompée ? Est ce que sa vision lui aurait fait défaut ? Est ce que son père ne serait en fait qu’en train de boire un coup avec des copains dans un café de Sète ? Pourtant elle avait bien suivi sa vision, montée le long des pentes du Mont Saint Clair pour arriver là… Une porte s’ouvre… Angèle se figea, une femme apparue, blanche, qui bredouilla  -« Il il il est là ! il veut vous parler, il est là »


Angèle avança, entra dans la pièce, la femme ne parti même pas. Elle restait dans l’entrée de la maison. Angèle vit son père assis par terre, le fusil qui lui avait servi à braquer près de lui. –« Papa ? papa il faut te sauver ils vont arriver » Au loin le bruit d’un hélicoptère se faisait entendre.. «  Papa écoute, ils sont presque là, sauve toi je t’en prie, t’a pas fait exprès dans la banque ». Son père lui sourit et lui dit «  Angèle, mon Angèle, mon amour, ma fille, prend soin de maman, je vais partir, je vais partir pour toujours. Je ne pourrais vivre en prison » - «  Papa je t’en prie » - «  Tait toi mon Angèle, laisse moi finir mon amour… Dis à maman que je l’ai toujours aimé et que toi et elle, furent les seules que je n’ai jamais aimé, dit lui bien que c’était pour vous, pour vous offrir autre chose que cette vie, pour que tu puisses continuer tes études mon amour, toi qui est ma merveille, mon trésor... Aller, sauve toi vite mon ange, mon Angèle, sauve toi vite avant qu’ils arrivent…et qui sait un jour.. Surveille ta pensée »


Angèle ne comprit pas tout à fait ce que voulait dire son père, mais comme ci, c’était sans appel, elle tourna le dos, et s’en alla. Prit la femme au passage, et lui dit, de partir attendre la police à l’entrée du chemin. Angèle, quant à elle, rentra chez elle, prétextant que Steph  devait aller quelque part ce qui justifiait son retour prématuré..


Les infos du soir, annoncèrent que la police avait retrouvée la voiture qui avait servit au hold up du crédit lyonnais de Sète, mais que la maison où s’était réfugié l’homme, selon l’otage libéré, était vide. Un fusil à terre, la trace du passage de l’homme et de l’otage bien sûr, mais personne. Angèle ne s’en étonnait même pas, elle semblait apaisée, sa mère l’était également, ne se posant pas la question de cet après midi, où était son mari. Non elles avaient mangées de bonne heure toutes les deux, comme sa mère le voulait, car elle avait une émission qu’elle ne voulait pas rater. Non aucunes questions, rien, comme ci leur vie était faite à deux, et depuis toujours.. Angèle, était paisible, reposée, calme. Sa maman lui souriait. «  Ma chérie, tu te couches de bonne heure ce soir, je crois que tu as un examen blanc demain » - «  Oui maman promis ».


Angèle mit son pyjama bleu avec des petits dauphins dessus, elle l’aimait bien celui là, quelqu’un lui avait offert, il y a peu.. quelqu’un… qui ? Elle se coucha, et s’endormit vite.. Un rêve passa… elle tenait la main d’un monsieur qui l’emmenait partout où elle le désirait, et surtout qu’il y avait avec elle sa maman, elle était heureuse dans ce rêve.. ou vision ? flash ? Cauchemar ? Rêve ?  Elle le trouvait plutôt vivant son rêve, c’était encore plus palpable que ses visions.. Elle était heureuse. Angèle était heureuse oui.. Elle dormait en souriant…


Jusqu’au bout de la nuit… Ce n’est qu’au matin qu’elle entendit le bruit d’une détonnation

on en reparle

le 11/02/2006 à 10h19
Ca pourrait presque être mis dans la tranche d'amitié.. celle d'entre les peuples.. mais bon


Une fois de plus, je reviens sur cette histoire de dessins Danois. Je vais reprendre les plus grandes lignes de la chronique de Jacques Attali dans l’express de cette semaine. Outre le fait que j’aime beaucoup ce que ce monsieur écrit, je trouve que c’est tout à fait ce que j’aurais pu écrire, sans son talent, bien évidemment..

Effectivement, l’islamisme joue contre l’islam, et en fait ces caricatures tombent à pic :

En fait je n’avais pas fait le rapprochement, mais le pays d’où viennent ces dessins est voisin de celui où se trouve Oslo, ville dans laquelle furent signés les fameux accords d’Oslo, qui devaient ouvrir l’avenir de la paix au moyen orient. On le sait, ces dessins dénoncent le prophète comme étant un terroriste, de façon imagée et humoristique, c’est discutable, tout dépend si on opte pour cette forme d’humour ou non. Personnellement ça ne me fait rire qu’à moitié. Pour passer au delà de l’humour il faut tout de même aller un peu plus loin dans la réflexion. Les pays dits islamiques, ne pas oublié que l’ « état » libre des palestiniens est passé aux mains du Hamas, balayant ainsi tout les efforts de paix voulus par Yasser Harafat, qui fut un des plus grands terroristes palestiniens en son temps, ces pays donc, sont en recherche continuelle de bouc émissaire, quant à tout les malheurs qui leur tombent sur la tête. C’est vrai que la gestion des pays où règne l’islam est largement critiquable, comme tout les autres gouvernants, les islamistes réussissent ainsi, une fois de plus, à orienter leurs peuples vers la recherche de responsables étrangers à leurs difficultés, sans se laisser eux-mêmes remettre en question leur gestion, qu’elle soit économique, et surtout humaine. Les islamistes dénoncent pêle mêle les uns et les autres, se révélant ainsi explicitement comme des théocraties dictatoriales. Leurs peuples se vivent alors comme des victimes du reste de la planête, sans voir qu’ils sont d’abord les victimes de leurs idéologie.

C’est sûr qu’en agissant de cette façon, l’islamisme, qu’il ne faut surtout pas confondre avec l’islam s’efforce de rassembler derrière lui tout ceux qui pensent que la réponse à leur malheur est de chercher dans une critique de la société occidentale, et les islamistes empêchent les peuples qui les écoutent de se joindre à la croissance mondiale. On sait que l’islam est la forme théocratique de l’antimondialisme et enferme ceux  qui acceptent d’y adhérer dans un déni de la réalité. Les hasards de la nature ont fait que ces pays là, sont bien souvent détenteurs de richesse naturelle dont le monde a besoin, comme le pétrole ou le gaz naturel, ce qui en font, les pays les plus riches du monde, avec un développement économique des plus faibles. L’islam n’y est pour rien !! la dictature y est pour tout !! L’islam, religion de l’individu, seul face à Dieu, est libérateur, universel, pur et FRATERNEL, il est donc de ces principes totalement compatible avec la démocratie, la tolérance et la modernité. C’est en ça qu’il séduit de plus en plus, et ceux qui le transforme en idéologie de la violence et de l’intolérence le caricaturent et lui nuisent. En fait tout ces dictateurs, ces personnages qui se disent de l’islam pur, sont pires que les dessins parus dans ce journal Danois. Ils dénaturent ce qu’est l’islam, et font de ces peuples, de futurs parias, et de toute façon des esclaves de l’idéologie islamiste.

Enfin, ça sera à la justice de démêler ce qui est critique légitime et diffamation inacceptable. A la presse de défendre avec force le droit à la liberté d’opinion donc d’expression. Et à chacun, vous, moi, nous, de ne pas se laisser embobiner par tel ou tel discours religieux et endoctrineurs ( faute ?) Surtout pas laisser à l’islamisme le monopole de la critique de la mondialisation, on a tous à y redire à cette mondialisation. Aux musulmans de tourner leur colère contre ceux qui les exploitent journalièrement en les aliénant, et en les castrant de leur propre pensée, et qu’ils apprennent, comme les chrétiens et les juifs l’ont appris, souvent à leurs dépens et après bien des barbaries, à séparer le politique et le religieux. La séparation de l’état et de l’église ne s’est pas fait sans heurts dans nos contrées, je pense que l’islam a assez souffert comme ça. En tout cas cette séparation qui doit s’opérer, est une véritable bataille qui commence.


Mahomet par Gotlib (1972)

humour, humour !!!


reponse défi 41 tertulia

le 04/02/2006 à 09h27

"Comment reprendre le cours de son ancienne vie ? Comment continuer alors que dans son coeur on commence à comprendre qu'on ne peut retourner en arrière ? Il y a des choses que le temps ne peut cicatriser. Des blessures si profondes qu'elles se sont emparées de vous ..."

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Les mains dans les poches de mon manteau, j’avance doucement vers ce que l’on a fait pour moi. C’est simple, j’ai eu à peine à me forcer, pour m’engouffrer sur cette voie qui ne m’apporte qu’un confort relatif, celui du besoin de manger, celui de se lever le lendemain matin pour vivre. Mais aurais je pensé un instant qu’il m’eut été difficile de revenir en arrière ?  Pourtant je l’ai fait, maintes fois, tant et tant.. revenir en arrière, stopper le cours de ma vie actuelle et m’échapper pour ne plus vivre ça. Ces voyages je les ai fait tellement de fois, je suis parti, et revenu aussitôt. Ces trottoirs noirs où je marchais, ne devaient pas me convenir, ces rencontres ne devaient pas être aussi plaisantes que cela, puis que j’en suis revenu.. Ou alors était ce simplement le fait que je n’étais pas parti, tout simplement.

 
Je suis un pauvre hère, qui erre sur cette terre, sans frontière dans on imaginaire

J’ai mon transport personnel pour cela, j’ai un petit truc qui fait qu’il m’est facile de me téléporter vers l’ailleurs. Cette notion de facilité fait que je ne puis m’arrêter. Alibi presque parfait d’un crime qui ne l’est pas moins. Petite poudre immonde que l’on consomme au matin des mauvais jours.

Existe t’il ailleurs, un monde meilleur, qui puisse mettre à l’heure les pendules  de l’horreur ?

 
Je tourne la tête, je regarde en arrière, seul mon visage parvient à se tourner, mon corps s’y refuse. Le pourquoi du comment de ma déchéance mentale et physique, reste une question à part entière. Je n’ai pas de réponse concrète à tout ça. Comment est ce que j’arrive même à réfléchir sur le cours de ma vie, alors que je n’ai qu’une idée en tête, celle de l’abréger. Les choses passent sur moi, et ne s’y arrêtent que rarement. Tout coule, tout passe, je suis lisse, rien ne retient quoi que ce soit sur moi.

 
Le temps passe, lentement mais sûrement en faisant s’écrouler doucement de ma vie les pans

 
Elle est partie loin de moi, me laissant là perdu, et hagard. Je n’avais que peu d’année derrière moi pour savoir qu’il était impossible de vivre avec lui. Au jour nouveau, je le sais maintenant, mais avant ? Je sais qu’elle a souffert de ce départ, et qu’aujourd’hui, lorsque je la croise au hasard d’un moment de liberté commune,  ses yeux me disent tout le regret qu’elle a au fond de son cœur et de son âme.  Toi celui qui devait être le ciment d’une union plus que sacrée, puisqu’elle porte le nom de famille, tu n’as fait que détruire la jointure ancestrale, familiale. Elle est partie, tu es resté, moi seul ici..  Vas tu seulement la voir ? Te sens tu avoir l’impression que tu es responsable ? Moi je la vois oui. Cette vision de la pierre blanche où ses initiales sont inscrites, avec deux dates. Maman, m’accueillerais tu avec toi ?

 
Lâcheté profonde qui m’empêche de passer dans l’autre monde, et qui me punie de tombe


Cicatrice en moi, celle de mon cœur qui saigne et qui se cicatrise à chaque fois que l’aiguille de mon radar frôle le nirvana. Déesses aux multiples couleurs qui ensoleille mon univers restreint, musiques barbares qui les font se trémousser devant mes yeux délavés. Timide sourire aux lèvres et je suis bien.. Combien de temps cela va t’il durer ? Peu de temps comparé à ce que je pourrais espérer. Mais c’est la loi de l’intoxication, celle qui fait qu’on doit recommencer encore et encore… Dois je t’accuser de tous mes maux ? Et d’ailleurs qui dois je accuser ? Toi la mère nourricière qui a quitté ta vie, notre vie ? Toi le père qui l’a fait partir, avec ta violence et ta bouteille ? Bien sûr il y avait l’autre solution, celle de partir simplement, m’emportant avec elle. Aujourd’hui, je sais qu’elle n’en avait pas la force, aujourd’hui je sais que l’aiguille que je plante dans mes veines, c’est toi, le père, qui me la tient.

 
I am a poor fellow, only, and my house does not exist more too far behind me, so that I can go back there.

 
Je ne reviendrais jamais en arrière. La route qui s’est refermée derrière moi, l’est à jamais. Mon univers m’étouffe et me tue à petit feu. Je n’en ai plus pour longtemps, je le sais, je le sens. Ma cicatrice à jamais ouverte, ne se refermera jamais. Je suis au fond d’un trou, du fond duquel jamais je ne remontrais.

 

Mes pas m’emmènent loin de l’immonde

Je suis seul et pourtant accompagné

Dans le blizzard qui me cache l’onde

Je n’entends rien d’autre que les ricochés

 

Ricochés de la petite pierre qui rebondie

Sur l’eau représentative de mes échéances

Celles qui gèrent ce qui reste de ma vie

Celles qui sauront me prendre avec véhémence

 

Tête au ciel, regard levé vers l’au delà

Mes pieds sur terre, parfois si légers

Nuages qui annihilent mon aura

Je m’endors dans la torpeur d’un été

 

Adieu mes chers humains au cœur de plomb

N’avez vous vu en moi qu’un être décharné

Alors que mon cœur ne rêvait que d’Orion

Planète au cœur d’un système pas encore né

 

Laissez moi partir la rejoindre pour l’éternité

Ne me retenez pas, laissez moi, lâchez moi

Toi, ma peur, ma vie, ma force, laissez moi passer

Pour que je souffre plus, du manque, de la vie, de l’effroi

 

Juste une minute, pour que la dose soit la bonne

Une veine bleutée qui s’ouvre, la pointe de la seringue

Un marteau piqueur qui me frappe et me sonne

Laissez moi crever seul dans ma carlingue

 

Ho la douleur qui s’est emparée de moi, il y a tellement de temps, tellement d’années. Je n’ai pu la dompter, la maîtriser. Je pense à tout ceux qui ont souffert comme moi, et qui se sont sortis d’une apocalypse meurtrière. Moi je ne sais pas, non je ne sais pas, pas assez de force, pas assez d’espoir en moi. La noirceur de mon âme aime à faire souffrir le peu de gens qui m’aiment encore.. Y en a t’il vraiment ? Où sont ils ? Que font ils ? Seront ils là à mon enterrement ?

 
Accueille moi en ton ciel, pour que je disparaisse sans mes ailes, pour que je vive avec elle.

 
 
Jean Fred

un pas ou pas ?

le 22/01/2006 à 22h31

Sur le quai de ma gare, 6h30, il est tôt et pourtant déjà une petite foule silencieuse se presse


Le regard dans le vague, je regarde là où personne ne regarde, en moi.. introspection radicale de ma personne, car pas assez réveillée pour pouvoir aller au delà. J’irais bien au bord de la mer, là où le soleil réchauffe les corps, et les âmes. Même pas une plage déserte, non, juste un pays où il y ferait si bon vivre… Que n’ai je fait plus que j’aurais dû, pour me permettre de m’évader un peu plus, pour aller au delà du quai, pour ne plus voir ces gens qui pourtant ne m’ont rien fait, et qui sont potentiellement mes ennemis.. Non je ne vous aime pas, sans doute devrais je dire, je ne vous aime plus, car j’ai bien dû vous aimer, ou tout au moins vous tolérer, un jour.. Aujourd’hui, non je ne peux plus, je ne vous supporte plus, vous qui ne m’avez rien fait. Je suis persuadée que par extension, c’est moi que je ne supporte plus, moi et surtout ma vie. 6h30 et je suis plantée sur ce quai à attendre un train qui va venir, pour m’amener vers la grande ville, aux portes de nos banlieues, tristes, mornes, et maintenant dangereuses. Avant, c’était la banlieue qui était aux portes des grandes villes, maintenant c’est le contraire, en fait les grandes villes sont devenues tentaculaires, et prennent l’espace vitale des grandes banlieues, mais je dis n’importe quoi, il n’y a plus d’espace. Et je suis là, ce matin, à me rendre là où je ne veux plus aller, parmi les gens que je ne veux plus voir, et qui ne m’ont rien fait. Pourquoi est ce que je me répète continuellement ça, comme pour me pardonner de mes propos ? Comme pour me disculper de ce que je peux dire ? Et si je faisais demi tour ? Et si je rentrais chez moi ? Et si je criais ? Et si, et si, et si lorsqu’il arrivera, je faisais un pas en avant ? Je n’aurais plus le soucis de me demander ce que je fais là, je ne me poserais plus la question de savoir où est ce pays magnifique dont je rêve, il suffirait juste d’un pas en avant. Quai de gare, 6h30 le matin, ma tête encore remplie de rêves, je suis encore perdue auprès d’un être si différent de moi, mais qui parvient tout juste à me faire espérer que je suis toujours vivante, qui pense qu’il me comble, qui pense que je lui suffis, qui rêve peut être à une autre… Mon sac serré contre moi, devant sur mon ventre, comme pour le protéger, où plutôt me protéger, protéger mon ventre d’une agression matinale, celle du froid qui pénètre tout. Et si j’ouvrais les yeux sur ma vie ? Et si je regardais plus loin que l’horizon ? Et si vous me laissiez tranquille ? Que de si, que de suppositions, que d’espoirs déçus, quelle vie que je ne vis pas. Quai de gare au matin d’hiver, perdue dans mes pensées, le train entre en gare. Une porte coulissante s’ouvre, un flot de gens en sort. Le train se vide comme le ventre d’une maman qui accouche, comme moi quand je vomis ma haine, seule dans mon coin, le train se vide, mais le train se rempli de nouveau. Je suis bousculée, mais je ne bouge pas. Mes yeux veulent voir plus loin que l’horizon, mon regard veut se poser sur l’ailleurs, je ne bouge pas hormis le fait que je sois bousculée. Laissez moi ! ne me touchez plus ! Je suis silencieuse, mon désir d’être absente ne se fait même pas entendre, mes yeux rivés sur la porte qui se referme…. Un bruit d’enfer résonne dans ma tête, le train part, je n’ai pas bougée, mes yeux toujours grands ouverts. 6h35 sur mon quai, je vois l’autre quai. Il y a quelqu’un, planté comme moi. Ses yeux sont grands ouverts, me voit elle ? regarde t’elle ailleurs ? voit elle au delà de l’horizon ? Ma main s’avance vers elle, dans le vide, les rails nous séparant. Elle tend sa main  vers moi, ces mêmes rails nous séparant toujours. Elle est moi, je suis elle, nous le sentons, l’une et l’autre. Une larme sur sa joue, je la vois, je la perçois… je sens rouler sur la mienne, cette même larme. Sœur jumelle de famille différente, ou…  ou.. est ce moi ?


6h36, je tombe…..6h36 c’est l’heure de l’express, 6h37 qui doit on prévenir ?


 


 


Jean Fred

pierre goldman

le 19/01/2006 à 16h08

C’est après avoir vu le documentaire de la semaine dernière sur France3, tard comme d’hab, et traitant d’un sujet qui m’intéressait, à savoir : Pierre Goldman, que j’ai été chercher cet article sur the Webb ! tintintin !! enfin bon, je crois que tout a été dit sur le demi frère de Jean Jacques, sa vie, sa révolution en Amérique du sud, au Vénézuéla , ses braquages en France, la prison, son procès, la re-prison, son deuxième procès en appel et son acquittement, il faut dire qu’il était défendu par Maitre Kiejman, un des plus grands avocats du barreau de Paris, grand ami de François Miterrand,  et pour finir son assassinat. Une chose qui m’a vraiment impressionné, c’est qu’ils étaient 15000 à son enterrement au Père Lachaise !! faut le faire non ?  Je ne sais même pas si Edith Piaf en a eu autant ? Quoi que.. en tout cas voici donc son histoire, je sais que ça va en barber plus d’un, et d’ailleurs, ils passeront l’article !! ben c’est ce qu’il y a de mieux à faire !!!  Voici donc un article d’une certaine Sophie Legrand, dont j’ignore absolument tout ! mais qui est cette Sophie ?



 

 

Demi-frère de Jean-Jacques, Pierre Goldman est l'auteur du magnifique Souvenirs obscurs d'un Juif polonais né en France, un livre qui n'a rien perdu de sa force tragique. Aujourd'hui, alors qu'une biographie lui est consacrée, on reparle enfin de cet écrivain bandit accusé d'un double meurtre et assassiné en 1979.

 Je n'avais jamais entendu parler de Pierre Goldman. Jusqu'à ce jour où je tombe sur un de ses bouquins. Gibert, cartons débordants : un livre se démarque très nettement du lot par ses couleurs oranges et noires ultra seventies. C'est Souvenirs obscurs d'un Juif polonais né en France. Je survole la quatrième de couverture : l'auteur a été assassiné en 1979. Son nom : Pierre Goldman. En le lisant quelques heures plus tard, c'est un choc. Ca fait boom dans ma tête. Qui était Pierre Goldman ? Il naît le 22 juin 1944 de parents résistants communistes et juifs, donc viscéralement menacés de mort, et qui se séparent vite. Trois ans plus tard, lorsque la mère de Goldman décide de rentrer en Pologne, le père vient enlever son fils. Hors de question qu'il vive dans le pays d'Auschwitz. Pierre grandit à peu près normalement jusqu'au lycée, où il commence à se rebeller sérieusement. Il passe ensuite sa vie à fuir : le service militaire, la fac, la France. Il se retrouve à combattre au sein de la guérilla venézuélienne, puis il revient, plus internationaliste et révolutionnaire que jamais. Il s'écarte de mai 68, insurrection trop gentille à ses yeux. Très vite, il dérive vers le banditisme. Jusqu'en avril 70, où il est arrêté, entre autre, pour le meurtre de deux pharmaciennes qu'il aurait braqué quelques mois auparavant. Le mythe Goldman commence : procès retentissant, chaos à l'annonce du verdict : perpétuité. En prison, Goldman se remet aux études et écrit Souvenirs obscurs d'un Juif polonais né en France. Ce livre étrange, poétique, est un patchwork d'autobiographie, de plaidoyer, de manifeste et de réflexions plus ou moins intéressantes. On apprend comment - et vaguement pourquoi- Goldman est passé d'un enfant taciturne et craintif à un homme révolutionnaire, grandiloquent, fumeur de havanes et buveur de rhum. Mais le but n'est pas de savoir qui il est. Il ne le sait pas lui-même. Le but de son livre est de convaincre le lecteur qu'il est innocent du double crime dont on l'accuse. D'où un long retour sur le procès. Goldman, nourri de philosophie et de musique cubaine, travaillé par des mouvements lyriques surprenants, veut sortir de prison. Non pas qu'il aime tant la liberté, qui pour lui n'existe pas réellement, mais parce qu'il veut retrouver la femme qu'il aime. Vendu à 60 000 exemplaires, le livre est utilisé comme pièce à conviction lors du deuxième procès de Goldman. Il est acquitté. Les Souvenirs sont devenus outil de liberté. Livre culte considéré comme tel dès sa sortie, il ne sera qu'associé à l'affaire Goldman. Pourtant, il y a des phrases sublimes, d'une sonorité troublante venant d'un homme fan de Mesrine et qui rêve « de crépuscules pourpres et torrides ». En bon ashkénaze, torturé par la vie et tiraillé par la mort, Goldman ne s'est jamais vriment remis du contexte de sa naissance. « Je suis né de l'ombre, je suis né dans l'ombre et mon désir fut longtemps qu'on ne m'arrache pas à l'ombre que je suis ». C'est raté. Face à ses déboires juridiques, Libération et compagnie hurlèrent au scandale, flanqué de tous les mondains parisiens. On se bat pour l'innocence de Goldman. Lui n'est pas dérangé par ces effusions gauchistes et révolutionnaires. Seulement, il ne veut qu'être homme, homme de sang chaud, homme de sang froid, homme de sang juif. Il avoue, lors des dernières lignes du livre, sa gêne suscitée par toutes ces manifestations : « J'étouffais de cette étreinte chaleureuse qui meurtrissait l'intime froidure de ma solitude ». Individu sorti des ténèbres, Goldman y retourne le 20 septembre 1979, à l'aide de trois balles dans la tête. Tel un Christ, il connaît quotidiennement des résurrections tant par la foule présente à son enterrement que par des articles dithyrambiques dans les journaux. D'autant plus que personne ne sait qui a fait le coup. Le groupuscule « Honneur de la police » revendique le crime, mais rien n'est sûr. Très vite, tout le monde s'en fout. Et tout le monde oublie.

Qu'est-ce qu'on se fait chier aujourd'hui ?

Depuis quelques mois, Pierre Goldman revient à la mode. Même maintenant, ça emmerde des gens. Christiane, sa femme, veut empêcher la sortie de l'excellente biographie de Mickaël Prazan, « Le frère de l'ombre », parce que ça serait « dégradant »( ?). Le Seuil sort quand même le livre et en profite pour rééditer les Souvenirs obscurs. Polémiques et débats enflammés en vue ? Pourtant, l'époque aux couleurs rouges-bruns veut que Jenifer chante « Ma révolutioooon porte ton noooom » et que des jeunes en ponchos idolâtrent Besancenot. Très loins du personnage politiquement incorrect comme on n'en fait plus : Juif, communiste, révolutionnaire, voleur, bon écrivain. Pierre Goldman est une sorte de vestige d'une génération qu'on ne comprend pas et qu'on idéalise de moins en moins. En pensant à lui, on se dit qu'on se fait quand même bien chier de nos jours. Alors je relis les Souvenirs… et je me rend compte que Goldman, loin d'être réellement dangereux, n'était qu'un post-Bundiste embarrassé d'une judéité encombrante puisque source de tous ses actes, pas toujours jolis-jolis. Sa plume est, paradoxalement, le côté blanc de son côté noir. Ou peut-être son contraire. C'est pourquoi elle est fascinante.

Sophie Legrand le 17 juin 2005

réponse du défi 29 tertulia

le 19/11/2005 à 08h34

Ce sont avec les yeux que l'on peut dire tout ce que l’on n’ose pas dire. Ils fascinent et éveillent en nous des émotions des plus diverses.


 


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Il paraît que les yeux parlent… dotés d’une parole que seul les malendurants pourraient comprendre, puisque aucun son ne sort de ces paroles lancées toujours fort justement.


 


 S’il te plait donne moi ce que je vois, c’est tellement beau


Regarde moi, toi qui m’accompagne sur ce boulevard


N’es tu pas un petit peu gourmand et avide de cadeaux ?


Sil te plait ne vois tu pas mes yeux hors du brouillard ?


 


 


Mon amour, regarde moi, je ne dis mots, et pourtant je te parle


Mon amour je te regarde, mes yeux dans tes yeux, je t’entends


Mon amour entend ce que je te dis de par mes yeux intenables


Ho mon amour je t’écoute, par ton regard, point ne descends


 


 



 


Guerrier à l’épée tranchante, tes yeux lancent l’éclair de la mort


Soit brave, et accepte le combat de titan qui s’engagera entre nous


Tes yeux, mon regard, qui de nous vivra, qui sera le mentor


Foudroie moi si tu ne veux que je rabaisse de mes yeux, défions nous


 


Dans ses yeux, on peut lire à travers ses paupières mi closes


Dans mes yeux que voyez vous d’autres, que la misère qui s’abat


Dans son regard, je ne lis qu’il ne veut que si peu de choses


Lisez dans mes yeux que je ne voudrais de lumière qu’un petit éclat


 


 


Oh ma vie, oh ma famille, n’avez vous pas ouvert vos yeux pour m’aider


Qu’avons nous mal vu, nos yeux étaient donc clos, pour n’avoir pu soutenir


Pourquoi suis je seul aujourd’hui, seul sur ma route affaissée.


Nous n’avons pas su voir dans ton regard tout ce que nous avons su détruire


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Si vous ne savez lire dans le regard de l’autre, comment pouvez vous avancer ? Avons nous des ornières pour que l’immensité de notre capacité à être humain, soit si restreinte ? Je ne peux oublier ces regards, partout autour de moi, qui demandent de l’aide, tout comme je ne peux oublier ces regards si joyeux, qui rient de tout et de rien, merveille de la vie… Ces regards d’enfants qui devant un jouet, un gâteau, je ne sais devant quoi encore, s’illuminent avec tant de plaisir. Ils faut les voir ses enfants, devant les devantures des magasins illuminés à Noel, ça peut donner des regrets de ne plus y croire. Fête traditionnellement familiale, qui réunit tellement…. Parfois… car bien sûr, il y a les regards de ceux qui sont seuls, et qui aux travers des paupières nous le disent avec sobriété bien souvent.


Et puis, il y a les photos, celles où les scènes de vie nous racontent la vie des gens. Le regard amusé que l’on peut avoir en les observant. Ces si belles photos.. noir et blanc, ou même couleur, même si dans le noir et blanc l’émotion est plus forte, surtout quand je vois les regards vides, les yeux hors de leur cavité, la souffrance, la détresse de ces gens, de ces êtres humains, parqués, avilis, dans des wagons à destination de la mort. les regards des enfants mourrant de faim en afrique. Ces regards qui disent bien plus qu’aucuns journalistes ne pourra relater.


 Dans mes yeux, les larmes bien souvent coulent devant tout ça. il suffit de bien regarder le monde, pour s’apercevoir que bien souvent, il suffit juste d’un regard pour le réchauffer de notre cœur… juste un regard


 Merci estelle pour ce défi.


Jean Fred.

I have a Dream

le 25/10/2005 à 07h25
Rosa Parks refuse de quitter sa place
Dans un bus de Montgomery (Alabama), Rosa Parks, une femme noire de 42 ans, refuse de céder sa place à un blanc comme c'est la règle. Rosa Parks est alors arrêtée par la police et condamnée à payer une amende de 15 dollars. Une campagne de boycott contre la compagnie de bus est lancée, avec à sa tête un jeune pasteur noir, Martin Luther King. Le 13 Novembre 1956, la Cour Suprême déclarera les lois ségrégationnistes de Montgomery illégales.


Cet évènement c'est passé le 1er décembre 1955, ce n'est donc pas si vieux que ça. C'est juste parce que ce matin, j'ai entendu sur LCI, qu'elle venait de décéder à 92 ans. Elle fut donc le symbole de la révolte noire aux états unis, où se grand pays démocratique pratiquait il y a peu de temps la ségrégation raciale, en tout cas, certains états. On sait ce que deviendra suite à cela, le Leit Motiv de ce pasteur noir qu'est Martin Luther King, homme d'église qui fut assassiné .
Un apôtre de la non-violence

 < Martin Luther King >Pendant une douzaine d'années, Martin Luther King a lutté contre la ségrégation raciale pratiquée dans le sud des États-Unis.

Il s'est fait connaître à Montgomery (Alabama) à l'occasion d'un boycott de la compagnie d'autobus de la ville, coupable de tolérer la ségrégation dans ses véhicules.

Je vous mets une petite bio sur cet homme illustre et lui aussi un symbole, que dis je, une icone de la lutte pour l'intégration totale des noirs dans la société américaine.

Martin Luther King junior, jeune pasteur baptiste de la ville, est porté à la tête du mouvement de protestation et il organise aussitôt celui-ci en s'inspirant des actions non-violentes conduites par Gandhi aux Indes contre le colonisateur britannique.

Les Noirs d'Atlanta choisissent jour après jour de marcher plutôt que de prendre l'autobus. Privée de recettes, la compagnie doit rendre les armes et met fin à la ségrégation dans ses autobus.

L'affaire prend une ampleur nationale et la Cour constitutionnelle déclare la ségrégation dans les bus inconstitutionnelle !

Martin Luther King prend la tête du Mouvement des droits civiques. Il triomphe le 28 août 1963, sous la présidence de John Fitzgerald Kennedy, à l'occasion de la Marche sur Washington.

Devant 250.000 sympathisants, sur les marches du Mémorial Lincoln de la capitale fédérale, il prononce alors son plus fameux discours : «I have a dream...» («Je fais le rêve...»).

Extrait : I have a dream that one day little black boys and black girls will be able to join hands with little white boys and white girls as sisters and brothers...» (Je fais le rêve qu'un jour, les petits enfants noirs et les petits enfants blancs joindront leurs mains comme frères et sœurs...).

Mais la haine a bientôt raison de la non-violence. Le président Kennedy est assassiné et de premières émeutes éclatent dans les ghettos noirs tandis que le nouveau président, Lindon Baines Johnson, signe le 2 juillet 1964, en présence de Martin Luther King, la loi sur les droits civiques mettant fin à toute forme de ségrégation.

Le 14 octobre 1964, Martin Luther King reçoit le Prix Nobel de la paix. Mais son Mouvement est de plus en plus contesté et concurrencé par des mouvements qui prônent la violence, comme les Black Muslims (Musulmans noirs), dont le chef, Malcolm X, est assassiné le 21 février 1965.

Année après année, les émeutes raciales rythment désormais la marche des Noirs vers l'émancipation civique. Après Watts, faubourg de Los Angeles, en août 1965, voici que flambent les ghettos de Chicago, en juillet 1966, puis de Detroit et Newark, en juillet 1967.

Aux Jeux Olympiques de Mexico, qui suivent de quelques semaines la mort de Martin Luther King, des champions noirs américains lèvent le poing sur le podium et tournent le dos à la bannière étoilée.

La même année, des professeurs admettent le principe de développer la place des Noirs et des minorités dans l'enseignement de l'histoire. C'est le début du mouvement PC («politically correct»).

La décennie qui suit est marquée par un profond bouleversement des esprits et une crise morale sans précédent.

Les tensions raciales s'apaisent peu à peu. Aujourd'hui, l'intégration des Noirs, qui représentent un dixième de la population étasunienne, ne soulève plus guère d'opposition même si ce groupe reste handicapé par un grand retard économique et social.

Tous les troisièmes lundi de janvier, les habitants des États-Unis commémorent le jour de Martin Luther King junior en souvenir de son action et de sa mort tragique.


si ça vous interesse, cliquez sur les liens, ça mène direct vers des choses interessantes.. oui ce matin on est dans la culture !!! ça change de l'article ci-dessous, où là on se trouve dans cuculture!

hommage

le 23/10/2005 à 22h10

Ce soir, je ne sais pourquoi je voudrais rendre hommage à Serge Klarsfeld, l'orphelin devenu chasseur de nazis.

Si il est un homme qui a mit sa vie pour la cause de ceux qui sont morts lors de la Shoa, c’est bien lui. Il a passé sa vie à courir de par le monde à la recherche de tout les nazis qui ont réussi à échapper à la justice des hommes. Lui rendre hommage me paraît être une évidence. Son fils, à pris le flambeau de nombreuses années également, je crois qu’il s’est engagé comme soldat dans l’armée israélienne, alors qu’il était avocat. Il a toujours été un peu strange, mais bon c’est aussi quelqu’un de bien. Il est avec Simon Wiesenthal qui nous a quitté il y a peu, celui qui ne laissa aucun répit aux monstres que furent les nazis.

Il y aurait beaucoup à dire sur Simon Wiesenthal. Voici une petite bio de cet homme exemplaire.

Simon Wiesenthal, est né sous le nom de Szymon Wiesenthal le 31 décembre 1908 à Buczacz en Autriche Hongrie (aujourd'hui Buchach en Ukraine) et est décédé le 20 septembre 2005 à Vienne ( Autriche). Il est inhumé à Herziliya en Israel. Il était l'un des rescapés des camps d’exterminations Nazis de la Seconde guerre mondiale. Il avait consacré le reste de son existence à la traque des criminels de guerre nazis.

Il est connu pour avoir participé à l'arrestation d'Adolf Eichmann et 1 100 autres criminels de guerre nazis grâce notamment au Centre qui porte son nom, ayant pour but de centraliser les informations sur les victimes de l'Holocauste, ainsi que de ceux qui ont participé à sa mise en œuvre.

Biographie

Il est né dans une famille de commerçants juifs en Galicie, une province de l'ancien empire austro-hongrois, qu'il devra quitter à sept ans suite à l'arrivée des cosaques. Il étudie l'architecture à Lemberg, puis à Prague.

L'arrivée des troupes allemandes bouleverse sa vie comme de nombreux autres juifs et il est arrêté en 1941. Il sera interné en tout dans cinq camps d'extermination, dont il sortira le 5 mais 1945. Il a perdu lors de ces années noires 89 membres de sa famille.

Chasse aux criminels de guerre

Contrairement à beaucoup d'autres, il n'a pas repris la profession qu'il exerçait avant-guerre, mais s'est consacré à la recherche des criminels nazis, devenant le plus célèbre chasseur de nazis, la conscience et la voix, non seulement des six millions de victimes juives de l'Holocauste, mais aussi des millions d'autres victimes assassinées également par le régime nazi.

Quand on l'interroge sur les raisons qui ont motivé cette chasse obsessionnelle, Wiesenthal explique : « Quand l'histoire fait un retour sur le passé, je veux que les gens sachent que les nazis n'ont pas pu tuer des millions de personnes, et puis s'en tirer comme cela ». Son action est une œuvre de mémoire  et une mise en garde pour les générations futures.

Le Centre Simon Wiesenthal  fut fondé en novembre 1977. Aujourd'hui, avec le musée de la tolérence  de renommée mondiale, c'est un centre international, fort de 400 000 membres, dédié au souvenir de l'Holocauste, à la défense des droits de l’homme et du peuple juif. Avec ses représentations réparties dans le monde entier, le Centre Simon Wiesenthal poursuit une lutte permanente contre le fanatisme, l'antisémitisme, le  racisme et l'intolérance.

Il conduit un programme d'actions fourni sur des sujets contemporains reliés à ces thèmes. « J'ai reçu beaucoup d'honneurs au cours de ma vie, déclare M. Wiesenthal. Quand je mourrai, ces honneurs disparaîtront avec moi. Mais le Centre Simon Wiesenthal me survivra comme mon héritage ».

Il s'est éteint à l'âge de 96 ans.

Le Centre Simon Wiesenthal a un bureau à Paris en France, dirigé en mars 2005 par le Dr Shimon Samuels.

Il subsistera toutefois une interrogation concernant l’attitude bienveillante de Simon Wiesenthal à l’égard de Kurt Waldeim, officier SS qui se serait rendu coupable de l’assassinat de centaines de personnes, femmes et enfants compris, en Yougoslavie et en Italie. Waldheim, qui à l’instar de nombreux anciens nazis autrichiens, fit une carrière nationale et internationale en devenant président et en postulant au poste de secrétaire-général de l’ONU. Les détracteurs de Simon Wiesenthal affirmait qu'il s'entravait aux enquêtes contre Waldheim, lui disait ne jamais avoir trouvé des preuves concrètes sur la responsabilité de Waldheim.

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Il y a beaucoup de chose encore à dire sur leur combat, à tout deux. Si leur vie ne fut que recherche et aspiration à faire traduire en justice ceux qui étaient responsables de la Shoa, la mienne est de perpétrer continuellement le souvenir, et apprendre aux générations qui nous suivent ce que fut la disparition de 6 millions de personnes, enfants, femmes et hommes.  Nulle  doute que je reparlerais sur mon « truc » encore et encore de la Shoa, et rien ni personne ne m’en empêchera.

la Bastille

le 19/10/2005 à 10h14

Comme il y a longtemps que je ne vous ai pas parlé d’histoire, vous aurez le droit à 2 articles…

 

Je vous parle de la Bastille !! Aujourd’hui un nom de place, un lieu de rendez vous pour beaucoup, surtout les motards, et où se dresse de façon érectile, une colonne plutôt belle. J’aime bien moi, avec son génie à son sommet.

 

Le 22 avril 1370, à Paris, à l’emplacement de la porte Saint Antoine, où Etienne Marcel a été assassiné, on pose la première pierre d’un château qui va porter le nom de la Bastille Saint Antoine. Le mot Bastille provient du provençal Bastide et ce mot à pour origine Bâti ! La Bastille est un ouvrage de fortification qui peut avoir l’allure d’un château fort, ou même en être un à part entière. En cette année 1370, afin de prévenir de nouvelles invasions, les fortifications sont donc augmentées de cette Bastille Saint Antoine érigée grâce à la cassette personnelle de Charles V. Sa construction est confiée à  l’architecte Hugues Aubriot qui en sera le premier occupant !!! Accusé d’impiété, il y est emprisonné !! ( c’est le comble ça !!) La Bastille était un château rectangulaire de 66 mètres sur 30, pour 24 mètres de hauteur. Elle comporte huit grosses tours reliées entre elles par un chemin de ronde. Ses murs à la base font plus de 3 mètres, et au sommet moins d’un mètre ? le tout est entouré d’un fossé large de 25 mètres et profond de 8 mètres (sacrée bâtisse, mais d'un moche!!)  On y  entrepose des armes, des barils de poudre, des piques, des hallebardes, que tous les révolutionnaires s’empressent d’aller réclamer, jusqu’au 14 juillet 1789, qui comme tout le monde le sait, est la date de la révolution Française, et la prise de la Bastille par le peuple.

Mais savez vous comment elle fut prise ?

Les révolutionnaires s’écriaient «  tous à la Bastille ! A la Bastille » Près de 1000 parisiens se dirigent vers cette construction vieille de plus de 400 ans, où le roi fait emprisonner sur simple lettre de cachet, dans des conditions fortement confortables, et oui, des fous, des faussaires, des fils de famille, qui viennent à la Bastille avec leurs  propres meubles, et y reçoivent comme chez eux, la nourriture y est excellente ! bref un prison super luxe !! imaginez le peuple qui crevait de faim durant la révolution. Ce que les parisiens désirent ce sont les 30000 fusils qui y sont entreposés, et les canons, et les barils de poudre. Ils entrent dans la Bastille, faut dire qu’elle est protégée par exactement 82 invalides, et 32 suisses ( qu’est ce qu’ils viennent faire là eux ?) A coups de hache, seulement 2 hommes parviennent à briser les chaînes qui retiennent le pont levis. Les Parisiens alors se précipitent dans la cour. A ce moment là, le gouverneur de la Bastille le marquis Bernard de Launay, constatant que les Parisiens sont armés, fait tirer une décharge de mousquets. Les premiers rangs tombent.  L’assaut va reprendre dans l’après midi. Les invalides décident de se rendre et le marquis menace alors de tout faire sauter avec les barils de poudre, mais il se rend finalement sur la promesse que toute sa garnison et lui-même auront la vie sauve. Les portes s’ouvrent alors, et les assiégeants, les Parisiens, sur ruent alors dans la cour une nouvelle fois, tuent et pendant des invalides ( bonjour les promesses non tenues) et des suisses. Ils s’emparent de Launay pour le conduire à l’hôtel de ville, mais bon en cours de route ils l’assassinent et lu coupent la tête qu’ils installent au bout d’une pique !! ( charmant non ?) La Bastille est donc tombée !

Dans l’article ci-dessous, je refais un bon dans le passé, sur celui-ci j’expliquais juste ce qu’était la Bastille à quoi elle a servie et comme elle tomba..  Oui je sais, la plupart vous savez, mais depuis que je sais que ces articles servent aux jeunes, car j’en ai eu la preuve, un de ceux qui me lisent à eu un 19 en histoire en reprenant toute l’histoire de charlemagne !! faut le faire non ? donc je suis persuadé que la plupart des jeunes ne savent pas tout ça. alors voilà !!! en fait c’est pour eux surtout.